 |
Écrivaine |
 |
Éther et musc |
© VLB Éditeur et Lili Maxime, 1996
Dépôt légal - 1er trimestre 1996
Bibliothèque nationale du Québec
ISBN 2-89005-630-9
Description: Nouvelles
Publié en 1996, Éther et musc est le premier recueil de nouvelles de
Lili Maxime.
« Avec force et lyrisme, Lili Maxime nous livre vingt-quatre nouvelles
d'une grande originalité. Car ce n'est pas le moindre talent de l'auteure
que de nous faire voyager d'un récit dramatique, jamais exempt de
lucidité, à un autre, exalté, avec la même puissance de souffle.
Cinq univers comme autant de folles échappées qui révèlent un sens
du rythme indéniable et une passion de l'image. »
Chacune des cinq parties du recueil de 218 pages est précédée d'un poème narratif qui
résume le ton, l'émotion et le contenu des textes. Les textes et les personnages
s'enchaînent et se coupent d'une nouvelle à l'autre, renforçant ainsi l'unité du
livre tant sur le plan formel que thématique.
Les images de la gare et du train sont centrales et font évoluer les personnages tantôt dans la
fraîcheur et la spontanéité de l'enfance, tantôt dans la violence et la perte de l'innocence,
le tout dans un mouvement d'une mémoire fluide et capiteuse :
«... Vibrant, le livre déborde de sexualité, de ferveur aussi, mais
on en sort avec un peu de fièvre, ce qui est à la fois enivrant et
dérangeant. »
Lettres Québécoises, « Les souvenirs à fleur de peau », automne 1996.
«... La prose de Lili Maxime est essentiellement musique... en ceci qu'elle règle le pas
d'un souffle et s'y coule... on peut dire de Lili Maxime qu'elle est non seulement un
écrivain de grand talent mais aussi un personnage : la coïncidence entre les amours et
les haines biographiques d'une femme et ce projet abouti, ce rythme habité que l'on appelle
une écrivaine. »
« Lubie, La famille enchantée : Lili Maxime et les siens », Éther et musc, Jean-Pierre Vidal, septembre 1996.
En voici donc quelques extraits :
|
| |
... Et si vous entendez, au loin, sur la chaussée blanche
du matin, des pas de femme et un rire de petite fille,
aussi cristallin qu'une étoile, ne vous retournez pas.
Ne cherchez pas non plus. Attendez juste un peu. En silence.
Voilà. Elle est déjà passée, anonyme. Et elle, ce qu'elle
entend au loin, c'est l'écho de votre pas sur le sifflement
d'un train qui repart...
... Et c'est là que j'ai tendu la main à la fillette que j'étais. Cette fillette
plongée dans ses rêves au fond d'une maison modeste au nord du nord de son pays (...),
Alors, quand je me suis enfin retrouvée dehors, à l'air libre, moi, fille de
Maria Chapdelaine et de François Paradis, je me suis dirigée avec fierté vers
ce sentier conduisant à la Seine, un sourire énigmatique sur les lèvres...
« Tu vois ce décor de rêve derrière moi? », p.218.
|
|
Pour tout renseignement ou entrevue :
Ginette Beaulieu
Montréal
(514) 994-0504
ginette.beaulieu2@sympatico.ca
|
|
|
|